Commune de Lambersart

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Bien vivre

Paroles de bénévoles

« Investi dans le monde associatif lambersartois depuis 1974, je suis aujourd'hui président de cinq associations. Ce qui me plaît le plus, en qualité de bénévole, ce sont les contacts que l'on peut nouer avec les autres. Je dis souvent : « on s'enrichit en donnant ». Il est aussi très important d'être bien entouré, j'ai la chance d'avoir une épouse également très impliquée. Malheureusement, aujourd'hui il est devenu plus difficile de se lancer dans le monde associatif, les gens travaillent loin de chez eux, ils n'ont plus la sécurité de l'emploi, le rythme de la vie professionnelle s'est accéléré. En conséquence les gens n'ont plus le temps ni l'envie de rejoindre une association. Pourtant la vie associative permet beaucoup. Pour ma part, j'ai pu voyager et découvrir des cultures différentes. Je dirais même que le bénévolat m'a sauvé la vie puisque mon engagement dans la vie associative m'a permis de combattre deux cancers ! »
Gérard Tancre, président d'associatiions
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« Je suis retraitée depuis un peu moins d'un an. Dans mon travail, je m'occupais déjà du comité d'entreprise, c'était déjà un bel engagement en plus. Après m'être un peu reposée, je me suis dit : il faut que je fasse quelque chose, et quelque chose d'utile. Et puis j'avais l'habitude de voir du monde. Je suis venue en mairie voir ce que je pouvais faire, on m'a orientée vers le réseau de bénévoles auprès des personnes âgées isolées. Et c'est lors des rencontres mensuelles entre bénévoles qu'on m'a parlé des Restos du Cœur, où j'ai rejoint l'équipe qui assure les distributions deux fois par semaine. Quant à la résidence du Clos du Bourg, elle se trouve en face de chez moi, j'y passe une après-midi par semaine, pour jouer et discuter avec les résidents.
Je pense apporter des choses à toutes ces personnes : du temps, déjà, de l'écoute, de la bonne humeur, de la gentillesse... Par exemple, désormais, la personne âgée que je visite m'attend, me reçoit avec plaisir, et a le sourire à la fin de notre rencontre. Mais tout cela m'apporte aussi beaucoup à moi. Sentir qu'on fait du bien aux autres, qu'on est utile concrètement. Suivre les gens sur la durée, voir évoluer les choses. Et puis, aux Restos, c'est une super équipe, très sympathique, cela compte aussi quand on y passe du temps ! Oui, il ne faut pas hésiter à s'engager dans le bénévolat, à se renseigner si l'on hésite car ce n'est pas un poids du tout, au contraire, c'est un véritable échange, un plaisir. »
Brigitte Dominici, membre du réseau de bénévoles auprès des seniors du CCAS de Lambersart, bénévole aux Restos du Cœur de Lambersart, bénévole à la résidence du Clos du Bourg
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« Je suis  Eclaireur de France depuis l'âge de sept ans. Pour moi, être bénévole c'est un mode de vie, cela fait partie intégrante de mon éducation mais je ne pourrais plus l'être sans l'adhésion de ma famille. Je ne peux, par exemple, concevoir les vacances d'été sans partir en camps avec les éclaireurs. Alors c'est vrai, il faut aussi  trouver le bon équilibre entre la famille, le travail, la vie associative et s'offrir du temps avec les siens et faire une trêve. Couper permet d'ailleurs de retrouver de l'énergie et de l'énergie il en faut.
En effet, le monde associatif a évolué depuis 20 ans. Aujourd'hui nous devons faire face à certaines contraintes administratives. La gestion, la trésorerie mais aussi l'encadrement et l'animation ont évolué car la législation a changé. Pour y faire face nous devons nous former car nous sommes responsables. Des responsabilités qui sont de plus en plus lourdes  sur nos épaules, de telle sorte que dans certaines associations, les dirigeants doivent s'entourer de professionnels pour faire face.
Malgré les contraintes, on constate que les gens continuent à s'engager, peut être parce que nous souhaitons nous sentir utile. C'est vrai que l'on constate aussi que l'engagement est plus ciblé, en fonction des activités des enfants ou des intérêts, que l'engagement est plus court dans le temps, néanmoins au sein des associations nous sommes encore capables de renouveler les équipes. Aux Eclaireurs de France pour maintenir la motivation de tous, nous nous lançons des projets. Un exemple, cet été, après trois ans de préparation, le groupe part en Suède. Sans projet, l'association ne pourrait continuer. » 
Christophe Fouache, responsable de groupe des Eclaireuses et Eclaireurs de France de Lambersart
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« Je suis bénévole depuis quelques années déjà, d'abord en primaire  puis au  Collège et enfin aujourd'hui au lycée Saint Odile. Actuellement je vis ma première année en qualité de présidente, mais c'est anecdotique, car c'est l'équipe qui compose l'association qui compte. Ce qui m'anime au sein de l'APEL, c'est de pouvoir donner son temps, d'aider et de partager au service des enfants en collaboration avec l'institution Sainte Odile. Nous avons la chance de travailler dans une excellente ambiance où la confiance règne. C'est grâce à cela d'ailleurs que nous réussissons à monter des projets, car  cette bonne entente nous donne de l'énergie ! Et quel plaisir quand au final les projets aboutissent à l'image de la soirée des jeunes talents que nous avons organisée le 26 mars dernier en lançant une centaine de jeunes sur scène.
En tant que membre d'association, j'apporte aussi beaucoup d'importance à donner du sens à ce que nous entreprenons. Dans ce sens, nous avons moné un BDI (Bureau de Documentation et d'Information) et un journal d'information à destination des parents.
Ce n'est pas toujours facile, il faut parfois jongler entre la vie de famille, les enfants et ma profession de responsable de domaine informatique, mais voilà, je ne suis pas carriériste, ce qui compte au sein de l'équipe de l'APEL et c'est le rôle que je me donne, c'est d'être « un facilitateur ». 
Corinne Houssain, présidente de l'APEL (Association des Parents d'Elève de l'enseignement Libre) du collège/lycée Saint Odile
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Conseil de Jeunes de Lambersart
Il y a quelques années, le Conseil de Jeunes refaisait surface. Depuis des jeunes se sont réunis pour créer des actions à leur image. Certains sont venus par curiosité d'autres l'ont pris comme un loisir. Certes, nous n'avons pas forcément les mêmes goûts ni les mêmes idées mais nous sommes tous motivés. Chacun de nous a une cause qui nous tient à cœur et en travaillant ensemble nous avons monté, nous montons et monterons des projets pour les jeunes. Cela peut être le fait de tenir une buvette, aider des jeunes ou organiser une soirée comme le soir du Téléthon, les Restos du Cœur, les chiens guides d'aveugles : Nous n'avons pas de limites. Le conseil de jeunes nous apporte beaucoup de choses, des sourires, des contacts. Nous apprenons à avoir des responsabilités, le travail en équipe. C'est une expérience qui pourra nous servir plus tard. Nous pouvons mixer différentes choses comme s'amuser en aidant une association. Donc, merci à Monsieur DEHAEZE, à toute l'équipe et en espérant que cela continue encore un bon bout de temps. Que la ville bouge pour les jeunes !
Marion et Mathieu
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En 2010, le jumelage entre Lambersart et Viersen a fêté ses 40 années. C'est le week-end international de la jeunesse en mars 2010 qui a fasciné quelques jeunes, dont moi, de l'intense amitié franco-allemande existant entre nos deux villes et nous a donné l'idée de renforcer ces liens, surtout entre les jeunes, en créant une association indépendante de la municipalité et des établissements scolaires.
17 jeunes ont transformé cette idée en réalité le 1er Juillet 2010 lors de l'assemblée constitutive en lui donnant le nom "Deutsch-Französischer Jugendverband Viersen e.V." (Association franco-allemande de Viersen pour la jeunesse). Depuis ce jour l'association s'est développée. Elle compte aujourd'hui 50 membres âgés de 15 à 19 ans et offre différentes possibilités de découvrir quelques facettes de la France. Sous l'ordre de l'Europe unie elle vise à solidifier cette construction de la paix et de la liberté en créant de nouvelles amitiés entre les jeunes, la génération de demain.
Vincent Von Uechtrizt
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« Depuis le début des travaux de rénovation du quartier du Pacot-Vandracq, j'ai participé à toutes les éditions du rallye urbain avec trois de mes cinq enfants. Ce jeu j'y participe en tant que maman et j'apprécie apprendre l'histoire du quartier de la ville et des rues de Lambersart. Mais ce que j'aime aussi, c'est le contact humain. Je fais partie du comité de pilotage du rallye en qualité de volontaire et mon rôle dans l'organisation est notamment de motiver les habitants du quartier à participer. J'aime m'investir, je fais partie du Café des Parents et du Conseil de quartier. Au final, j'avoue être satisfaite de réussir, avec d'autres parents, à faire participer des personnes de cultures et d'âges différents qui se retrouvent le temps d'un après-midi convivial lors de ce rallye.
Sylvie Evangelista, mère au foyer, bénévole lors du rallye urbain
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Je suis bénévole à la PEEP depuis 2009. Notre rôle en tant que bénévole dans une association de parents d'élèves, est essentiellement de défendre les élèves notamment lors des conseils de classe. Mais il faut savoir que nous nous investissons dans d'autres actions. Ainsi, nous organisons à destination des enfants des concours de dessins et des spectacles. D'ailleurs, le dernier spectacle que nous avons monté s'appelle « Miss Badaboum et Garatoi ». Dans ce spectacle donné école Desrousseaux je joue le rôle de Miss Badaboum, Valérie Nouvellon le rôle de Garatoi et Malika Pansart le rôle de Mme Fleur. C'est un spectacle de marionnettes que nous avons transformé en spectacle théâtrale. Sur le thème des accidents domestiques, la pièce met Miss Badaboum dans des situations dangereuses dans la cuisine, le salon ou encore la salle de bain. Une façon ludique d'apprendre aux enfants ce qu'il faut faire ou ne pas faire en présence de produits dangereux à la maison. Personnellement j'ai pris beaucoup de plaisir et je souhaite participer au même spectacle l'année prochaine. Si je fais partie de la PEEP, cela ne m'empêche pas en tant que volontaire de participer aux activités organisées par  d'autres associations de parents d'élèves».
Elisabeth Chanson, bénévole à la PEEP de l'école Desrousseaux
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« Je suis dans le monde associatif depuis toujours ! Tout a commencé avec le scoutisme puis, jeune papa, j'ai intégré l'APEL, une association de Parents d'élèves de l'école Jeanne d'Arc pour laquelle j'ai été président mais aussi président de gestion. Les enfants grandissants, je les ai suivis dans leurs établissements scolaires successifs et je pense ici au collège de Beaucamps Ligny. A Lambersart aujourd'hui je suis responsable de secteur pour le Rotary qui s'occupe annuellement de l'accueil de jeunes venus du monde entier passer une année scolaire dans la banlieue lilloise. Non seulement nous leur trouvons un hébergement mais nous leur faisons aussi découvrir la région et la France. C'est mon tempérament et mon caractère qui m'ont poussé à m'investir dans le monde associatif, j'aime m'occuper des autres et notamment des jeunes en difficulté. C'est d'ailleurs pourquoi je préside l'association du Challenge Jaune. Mon plaisir je l'éprouve quand j'arrive, avec les autres membres de l'association, à envoyer des enfants en vacances par exemple alors qu'ils viennent de familles défavorisées. Je ne m'engage jamais à la légère, raison pour laquelle je m'investis pleinement ans ces deux associations locales. Étant en plus un hyperactif qui dort peu j'ai la possibilité de donner du temps, alors j'en profite. Personnellement je ne ressens pas de contraintes dans cet investissement. Pour moi il n'y a rien de pénible, si ce n'est de parler en public. »
Alain Dupont, président de l'association du Challenge Jaune, responsable de secteur au Rotary
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 "Lorsque j’ai pris ma retraite, j’ai réfléchi à la manière dont je pouvais me rendre utile dans ma ville. J’occupais un poste de Directrice Commerciale qui me permettait d’avoir beaucoup de contacts extérieurs. Ceux-ci me manquaient, plus particulièrement les relations humaines. J’avais aussi très envie de me lancer dans un nouveau projet. J’ai toqué à de nombreuses portes avant de trouver le bon interlocuteur qui m’orienterait dans ma recherche d’un engagement bénévole. Mes rencontres avec certains élus et je pense ici à Marie-Gérard Mailliet, Claudie Jilcot et Alain Mazereuw ont été essentielles. Ils m’ont guidée vers des Associations où je pouvais utiliser mes compétences et où il y avait des besoins. Aujourd’hui je m’épanouis en qualité de Trésorière à la S.M.G. où mon expérience et ma rigueur peuvent s’exprimer,. Autres Associations où je suis aussi active ; Lambersart animation pour laquelle je participe plus particulièrement à l’élaboration du jeu « Questions pour 2 champions » ou encore à l’Association des Familles où je suis aussi Administrateur. Ce que j’apprécie dans le bénévolat c’est surtout l’esprit d’équipe … pas d’équipe, pas de vie associative possible !"
Monique Brylowskij
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« J'ai commencé le basket à la Jeune France comme joueur, jusqu'au niveau senior, puis je suis devenu entraîneur à 25 ans. J'avais 32 ans quand le président de l'époque m'a proposé de le remplacer. Je connaissais bien le club, mais je ne connaissais pas le rôle d'un président ! C'est beaucoup de relations avec les entraîneurs, les licenciés, les instances... J'entame ma 21e année comme président. C'est le goût du bénévolat qui me pousse à être président, pas le basket. Comment donner de l'énergie et du dynamisme à tous sans y associer l'argent, car nous avons des moyens modestes ? Comment motiver 238 licenciés, dont certains d'un très bon niveau, juste avec la passion ? Le sens de mon engagement, c'est partager un bon moment ensemble au service d'un projet amateur et ambitieux. Ce qui est génial, c'est de voir l'équipe de bénévoles prendre plaisir à être ensemble et à construire une association. Selon moi, cette réussite tient à l'écoute, et à l'équilibre entre exigence, performance et convivialité. Si le plaisir n'existait plus, j'arrêterais, car bien sûr il y a beaucoup de contraintes. Et à côté, mon travail est très prenant puisque je suis directeur de projet dans l'informatique. Mais ma vie repose sur cet équilibre : ma famille, mon travail, et l'association. Mes seuls regrets : il y a trop de parents « consommateurs » aujourd'hui ; et puis si le basket fait partie de la vie de nos jeunes licenciés, c'est souvent à côté d'autres sollicitations, ce qui n'était pas notre cas à l'époque. » 
Dominique Deliège, Président de la Jeune France Lambersart (club masculin de basket-ball)
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« J'ai combattu en Algérie pendant 14 mois en 1960 et 1961. Je suis membre de l'Union Nationale des Combattants depuis 1969. C'est la retraite venue, après 46 ans dans l'imprimerie, que je suis entré au bureau de l'association lambersartoise avant de devenir trésorier en 2004 et président en mars 2011. L'association rassemble des militaires qui ont été sur le terrain. Je suis également vice-président des Soldats de France, qui rassemble des personnes ayant fait leur service militaire, garde d'honneur à l'ossuaire de Notre-Dame de Lorette, et quêteur au Souvenir Français, pour l'entretien des cimetières militaires. Pour moi, c'est important qu'on n'oublie pas ce qui s'est passé, les guerres, et de mettre à l'honneur ceux qui y ont participé et ceux qui sont morts. A côté de cela, je m'occupe aussi beaucoup de mon quartier, la Cité Familiale : je prends les inscriptions de la braderie annuelle, je fais le père Noël à la fête de l'école, et je ne dis jamais non quand il s'agit de donner un coup de main à un voisin... J'aime bien organiser des choses et participer aux manifestations patriotiques ou du quartier. D'une manière générale, j'aime être au contact des gens. C'est sûr, il ne faut pas avoir peur de donner de son temps et aimer écouter les gens. Pourtant je ne m'ennuie pas chez moi : je fais toujours quelque chose : bricoler, jardiner, peindre... Mais le bénévolat est indispensable à mon équilibre. »
Jean-Pierre Verherbruggen, Président de l'Union Nationale des Combattants de Lambersart, Vice-président des Soldats de France
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« Je suis secrétaire des Soldats de France depuis 1987, mais le fait d'être en retraite en 1998 m'a permis de m'engager davantage dans le milieu associatif. Je suis devenu président des Soldats de France en 2003. Cet engagement est pour moi important car si j'ai échappé à la guerre d'Algérie grâce à la signature des accords d'Evian, il est important de ne pas oublier tous les hommes qui ont fait leur service militaire et ceux qui ont participé aux opérations extérieures plus récentes. L'association participe bien sûr aux manifestations patriotiques mais c'est aussi un lieu de convivialité grâce aux voyages et soirées ensemble. Dans la même optique, je fais partie du bureau de l'ACAM (Anciens Combattants Anciens Militaires de Lambersart), je suis secrétaire du Comité d'Entente des Associations Patriotiques et trésorier de l'Encouragement au Dévouement du Nord.
Pour la gymnastique volontaire, on est venu me chercher, car ma femme en faisait partie et j'étais comptable-gestionnaire avant la retraite : ils avaient besoin de quelqu'un qui connaisse les règles car c'est une association de 1200 adhérents qui emploie 10 salariés ! J'ai commencé comme vice-président en 2004 et je suis devenu président en 2006. Dans une telle association, il y a beaucoup de choses à organiser, à gérer, des décisions à prendre... Je me sens à ma place. Bien sûr, être responsable associatif c'est une contrainte, mais c'est beaucoup de satisfaction si on a envie d'être utile, d'avoir des contacts humains et de participer à la vie de la cité. »
André Bouckenooghe, Président de la Gymnastique Volontaire Lambersart et des Soldats de France
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« De part mon activité de pasteur, je suis naturellement au service des autres. Pour moi aider mon prochain est le prolongement de mes propres convictions religieuses, c'est pourquoi il a été logique de mettre en place un vestiaire et une aide alimentaire, en partenariat avec la Banque alimentaire, pour les plus démunis à Lambersart. Nous sommes trois volontaires à nous occuper de cette aide. Si je remarque que certains bénéficiaires ont parfois des difficultés à réaliser un budget cohérent et priorisent certains outils de télécommunication ou de la société de consommation ? plutôt que l'alimentation, j'essaie de les guider et leur rappeler l'essentiel. Aider, oui, avec le risque des abus. Toutefois, comment refuser d'aider même quand je sais que la personne que j'ai en face aurait pu mieux gérer son budget ? Aider les autres fait quoi qu'il arrive parti de mon quotidien. Que je réussisse ou non, être disponible c'est une satisfaction. Les gens peuvent être ingrats ? Peut être, mais il ne faut pas avoir peur de l'ingratitude qui peut être de façade. Quoi qu'il en soit, j'aurai déposé une petite graine et il en restera toujours quelque chose de bon qui ne demandera qu'à grandir. »
Jean Pira, Responsable de l’entraide au Centre Evangélique ELIM
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« J'habite à la résidence du Clos du Bourg depuis le 1er avril 2008, et ce n'est pas une blague. Le confort est formidable, mais je ne me sépare jamais ni de mon vélo, ni de ma voiture ! Ainsi, tous les mardi et vendredi je m'occupe des courses des résidents. Je prends les listes de chacun et ensuite je livre ! Je suis aussi membre du bureau de deux associations lambersartoises. Je m'occupe essentiellement des inscriptions des adhérents de l'Amicale des retraités et de celles et ceux qui sont membres de la Gymnastique volontaire. J'ai besoin d'être auprès de gens actifs, voire des jeunes, ça me donne du tonus ! Ce que j'aime dans le monde associatif, c'est l'ambiance, et tant que je suis en forme, je continue. J'ai toujours été lambersartoise et j'éprouve beaucoup de plaisir à donner aux autres. Je conseille à tout le monde de se lancer dans la vie associative, on oublie ses problèmes, ses douleurs, on garde la pèche et ça permet de voir la vie avec plus d'optimisme. »
Paule Duchateau, Volontaire et bénévole à l'Amicale des Retraités et à la Gymnastique Volontaire
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« Je suis bénévole pour la partie Madagascar de « SOS villages d'enfants » depuis 2004. Avant la retraite, avec mon mari, nous étions familles d'accueil pour les enfants abandonnés avant leur adoption. Je connaissais SOS Villages d'enfants depuis longtemps. En 2004, je suis allée voir à Madagascar les villages gérés par l'association, il y avait tellement d'enfants abandonnés, malheureux, qu'on s'est dit : on va faire quelque chose. Tous les mois, nous envoyons un chèque pour le village d'Antsirabé qu'on parraine. Parfois on nous sollicite pour un chèque supplémentaire en cas de coup dur. En ce moment, c'est la catastrophe avec la sécheresse d'ailleurs. Je suis retournée là-bas en 2009, c'est dur pour quelqu'un d'un pays développé, mais c'est encourageant de voir comment est utilisé notre argent là-bas. Il y a des médecins, des éducateurs, une école, les enfants sont bien entourés.
Grâce aux contacts pris sur place, j'aide aussi un village d'enfants qui vivaient dans la rue, avec une autre association. Enfin, j'essaie de collecter des médicaments non périmés, antalgiques et antibiotiques en particulier, et je les envoie directement au médecin du village d'Antsirabé, avec lequel je suis en contact par mail. Mais ce n'est pas évident à collecter.
J'aimerais bien que d'autres personnes rejoignent SOS Villages d'enfants et parrainent un village. Je suis heureuse de pouvoir aider à mon niveau, c'est ma satisfaction à moi. Ce n'est pas une goutte d'eau, c'est plusieurs gouttes d'eau ! »
Janine Détailleur, Bénévole pour « SOS Villages d'enfants »
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« J'ai toujours aimé les chiens, les animaux. Retraité depuis 2004, j'ai commencé un peu avant à être famille d'accueil. Mes deux fils étaient encore là, ils m'aidaient . Je partais en retraite, je voulais quelque chose pour m'éviter de rester toujours à la maison, car je suis un grand bricoleur, et tant qu'à faire quelque chose d'utile. J'ai vu un chien-guide avec un non-voyant dans la rue, j'ai vu une publicité, et je me suis proposé. Avec Filou, j'en suis à mon dixième chien ! Il s'agit en général de labradors et de golden retriever, choisis pour leur caractère.
Comme famille d'accueil, nous nous occupons de l'animal pendant environ 10 mois, depuis son sevrage jusqu'à son premier anniversaire, âge auquel il apprend vraiment son métier au centre Paul Corteville de Roncq, avec des éducateurs salariés, avant d'être attribué. Nous, nous sommes bénévoles. Il s'agit de nous occuper de la propreté, de la sociabilité, du contact avec les autres animaux, du comportement dans les transports en commun, dans la foule... Nous avons le droit de rentrer avec lui dans les lieux habituellement interdits aux animaux. Cela demande de sortir plusieurs fois par jour, en faisant bien la différence, pour l'animal, entre les moments de « travail », où il porte son harnais, et les moments de détente. Il ne faut pas s'inquiéter, on est suivis : on peut avoir un éducateur au téléphone si on rencontre des problèmes, et l'on se rend au minimum une fois par mois, plutôt deux, au centre de Roncq pour des formations. On fait le plus et le moins à chaque fois. En plus de m'occuper du chien au quotidien, je fais des sensibilisations dans les écoles, ou lors de manifestations publiques.
Aucun chien n'est semblable, il y a toujours des surprises, mais ça se passe bien. Il ne faut pas hésiter à s'engager, l'association est en manque de familles d'accueil, et il y a une liste d'attente pour les non-voyants qui souhaitent un chien. Moi, je continue tant que je peux marcher ! »
Didier Rollé, Famille d'accueil pour chien guide d'aveugle du centre Paul Corteville     

 
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