Commune de Lambersart

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Éteindre la lumière

La Voix du Nord a fait référence à “RRRrrrr !!!”, le film des Nuls,en citant l’une des répliques : “Ça va être tout noir”. On a aussi le droit de lui préférer Axel Bauer, qui suggérait d’éteindre la lumière. Dans tous les cas, l’idée est d’attirer l’oeil du lecteur sur un sujet qui fait débat et qui mérite un… éclairage.

Tout a commencé avec l’annonce mi-octobre,par le gouvernement, de la mise en place du couvre-feu. Une première décision douloureuse, intervenant avant celle du confinement, qui a fait s’interroger les élus lambersartois. « À quoi cela pouvait-il servir d’éclairer les rues s’il n’y avait plus personne dehors la nuit ? » indique d’ailleurs Quentin Vasseur, Conseiller municipal délégué. Tout est donc parti d’une question de bon sens, même si la mesure n’est pas comprise par tous. Elle est non seulement légale, puisqu’il n’y a aucune obligation d’éclairer la Ville la nuit, mais elle est déjà pratiquée par d’autres communes en France et notamment dans la couronne Nord-Ouest à Quesnoy-sur-Deûle par exemple.

Une fois la décision prise en revanche, il fallait aller vite, « il ne servait à rien de mettre en place un dispositif trois semaines plus tard », explique Antoine Pierrot.

Résultat : depuis le jeudi 22 octobre, l’éclairage public de Lambersart est désactivé de 23h à 6h. Rien ne s’opposant à la nuit, les élus ont également décidé de réduire l’intensité des lampadaires… quand cela est possible, car seuls les candélabres équipés de Led peuvent être adaptés. Ainsi, de 20h30 à 23h, avant l’extinction des feux, l’intensité a été réduite de 30%.

Pour vous faire une idée, les études montrent « qu’une intensité de 10 lux suffit à rassurer les piétons dans la rue, alors qu’à Lambersart, nous sommes en temps normal entre 10 et 80 lux selon les rues », souligne encore le premier adjoint. Mais pourquoi donc éteindre la lumière ?

Deux raisons essentielles et dans le désordre. Couper la lumière ou réduire l’intensité permet de faire de substantielles économies, « de l’ordre de 5 000 € rien que sur la période de couvre-feu », mais ce n’est pas la seule raison. Antoine Pierrot souligne que « l’alternance jour-nuit est importante pour la biodiversité mais aussi pour notre moral : une meilleur qualité de sommeil et pouvoir regarder les étoiles ».

 
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