Commune de Lambersart

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La concertation continue

Depuis l’été 2014, la ville de Quesnoysur-Deûle a éteint progressivement l’éclairage public la nuit, d’abord en campagne, puis en ville, seul l’hypercentre reste allumé !

Cette décision,tout comme à Lambersart, a été soit contestée, soit appréciée. L’insécurité a été le principal grief revenu aux oreilles des élus. Six ans plus tard, la Ville a constaté que les chiffres de la délinquance sont stables, et il a aussi été constaté qu’il n’y avait pas plus d’accidents de la route. En revanche, les études montrent qu’éteindre la lumière en ville fait revenir des espèces animales comme les chauves-souris ou les chouettes et est bénéfique pour toute une faune et une flore qui y sont installées depuis longtemps comme les hérissons. Aujourd’hui,la Ville fait environ 30 000€ d’économies par an !

Depuis le lancement de l’opération, qui a permis à Quesnoy d’obtenir le label Ville Etoilée, la deuxième du Nord après Cobrieux dans la Pévèle, la concertation a toujours été de mise. Ainsi, les horaires d’extinction se font en fonction des besoins des habitants et des secteurs. En campagne, les lampadaires sont éteints de 23h à 5h du matin, en agglomération de 00h30 à 4h30 et de 1h30 à 5h30 les week-ends. À Quesnoy comme à Lambersart, on constate également les mêmes débats, d’un côté ceux qui sont pour et qui veulent aller plus loin et de l’autre ceux qui sont contre et qui craignent pour leur sécurité.

 

Éteindre toute l’année : pourquoi pas ?

Et si l’extinction des lumières à certaines heures se poursuivait après le confinement ? Le sujet est désormais en débat à Lambersart. Il a été évoqué au conseil municipal du 4 novembre 2020*.

Premier constat : cette réflexion devra bien sûr passer par une concertation avec la population, les bailleurs sociaux et les syndics de copropriété. Avec une phase importante d’information sur les enjeux et les chiffres à connaître. Antoine Pierrot, premier adjoint en charge de la transition écologique explique : « Cela s’inscrit dans une démarche de transition écologique. On va devoir changer notre rapport au monde, apprendre à vivre la nuit sans forcément compter sur un éclairage global et permanent de l’espace public.

De plus, quand on éteint l’éclairage public, il y a un intérêt économique :sur toute l’année, on ferait 60 000 € d’économies, soit 8% des dépenses d’énergie de la Ville.» Pour Nicolas Bouche, « le couvre feu, c’est l’occasion de faire une expérience dans un souci écologique mais aussi économique. » Mais le maire a conscience qu’une telle décision est clivante. Ceux qui sont contre d’insécurité, « mais les études montrent qu’il n’y a pas plus de cambriolages et que l’insécurité n’est pas plus massive », a-t-il indiqué.

D’ailleurs, le maire a souligné,dans une forme de premier bilan, « que depuis deux semaines nous n’avons pas de remontées particulières d’agressions ou de cambriolages plus nombreux. » En ce qui concerne la thématique de ceux qui travaillent en horaire décalé ou la nuit, la Ville a sollicité Ilévia pour connaître la fréquentation des transports en commun sur Lambersart autour de 23h-1h du matin. Le cas échéant, le maire entend maintenir l’éclairage public en parallèle avec le fonctionnement des transports en commun.

Christophe Caudron, de “Lambersart avec vous”, s’est montré déçu « qu’il n’y ait pas eu de concertation » au préalable. L’élu d’opposition a surtout mis en avant la possibilité pour la Ville « d’investir dans des Led ».

Le futur contrat de performance énergétique pourrait aussi obliger « le titulaire du marché à faire des économies. C’est possible, Lille économise 40%, Saint-André 70% sur leur éclairage public ».Nicolas Burlion, conseiller délégué à l’aménagement, a abondé dans le sens de Christophe Caudron et l’a d’ailleurs invité « à participer au groupe de réflexion » qui doit à terme aboutir à un nouveau contrat de performance énergétique d’ici un an. Pour sa part, Pierre-Yves Pira « félicite la Ville de lutter contre le réchauffement de la planète. Il faut baisser notre consommation d’énergie, revoir nos habitudes et être innovant. »

 
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