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Bien vivre

Micro-forêts

[18/12/2020]

Les élèves lambersartois ont participé à la création des micro-forêts, projet initié cet été par la municipalité dans le cadre de l’appel à projet de la Région ”1 million d’arbres en Hauts-de-France”et mis en place cet hiver plaine du Cosec et rue Pierre-et-Marie-Curie à Verghelles.

Décembre, une bonne gelée du matin, une terre pas trop grasse travaillée en amont. Du paillage, des feuilles mortes, des brouettes et des bêches paraissant sortir tout droit d’un jeu d’enfants sont soigneusement rangés. Tout est prêt ce lundi 7 décembre, plaine du Cosec, pour accueillir les élèves de l’école Pasteur (les 8 et 10 ce sont les écoles Desrousseaux et Sacré-Coeur qui sont venues). Il ne manque rien, et surtout pas les arbres, six mille pousses arrivées une semaine plus tôt. Vingt-quatre essences différentes : noisetiers, charmes,hêtres, saules, etc.

De 14 h à 16 h, quatre classes se succèdent pour planter des arbres. David, le monsieur arbre de Lambersart, accueille les élèves et leurs professeurs, Émilie et Hilal, du service des espaces verts, mènent une action pédagogique afin de tester les connaissances sous une tonnelle et donnent à ce début d’après-midi un petit côté “C’est pas sorcier”, l’émission culte de France 3. Attentifs, les élèves lèvent le doigt au gré des questions : «C’est quoi un arbre ?» demande Émilie, «De quoi est-il composé ?» enchaîne Hilal.

De fil en aiguille, les enfants découvrent qu’un arbre, ça vit et ça respire,que «les feuilles se cachent dans les bourgeons» explique Émilie. «Et les racines ?» demande Hilal. «Ça sert à boire, c’est comme une paille, ça aspire l’eau» répond un élève de CE1. Après ce petit jeu de découverte, les élèves ont envie de passer à l’action. C’est sympa d’apprendre que les espèces ont été choisies en fonction de leurs caractéristiques. Elles permettront notamment de trouver des refuges et de la nourriture, comme le tilleul ou le merisier pour les oiseaux, des noisettes pour les écureuils ou encore des noix pour nous les hommes. Mais le plus important à cette heure précise, c’est de planter à la mode, à la mode…de Lambersart !

En plus d’Hilal et Émilie, Jimmy,Anthony, Michael et Jonathan bottes aux pieds, accompagnent les élèves. Par deux, ceux-ci choisissent un arbre, un endroit, et munis de la bêche creusent un trou. Un jeu d’enfant dans une terre meuble. Anthony explique comment tenir l’outil à Norine pendant qu’Inès plante l’arbre.

«En a-t-on terminé ?» demande le jardinier, alors que les enfants tapotent du pied la terre autour de l’arbre pour mieux maintenir celui-ci. «Non, il faut l’arroser» répond Norine. Anthony approuve, mais il demande à Inès d’aller chercher une brouette de feuilles et à Norine de la paille, « cela permettra de maintenir la terre humide et donc d’économiser l’eau » explique-t-il.

Et voilà, le travail est bienfait ! Sur trois jours, les élèves auront planté quelque 400 arbres, reste aux jardiniers à s’occuper des 5 600 restants.

Qu'est-ce qu'une micro-forêt ?

Une micro-forêt, concept relativement récent en France, c’est une forêt conçue selon la méthode du botaniste japonais Miyawaki : une forêt faite sur un petit espace composée d’essences indigènes, qui pousse 10 fois plus vite qu’une forêt classique mais qui produit également 30 fois plus d’oxygène et absorbe 30 fois plus de dioxyde de carbone. Sans oublier qu’une micro-forêt offre une barrière sonore 30 fois plus efficace et accueille 100 fois plus de biodiversité.

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