Le cinéma de Lambersart a rouvert en décembre pour le plus grand plaisir des spectateurs et d’Alexandre Moquet, son exploitant, qui espère que la salle Malraux rénovée lui offrira davantage de créneaux et de visibilité.

On aurait pu choisir un titre issu des classiques du cinéma comme “Alexandre le bienheureux”, tant Alexandre Moquet semble s’épanouir dans son métier de gérant de salles de cinéma. En revanche, nous n’aurions pas choisi “Alexandre le Grand”, car l’exploitant des quatre salles du cinéma “Les arc-en-Ciel” d’Hazebrouck ou encore des deux salles de Templeuve-en-Pévèle n’aime rien de plus que de rester dans l’ombre. Indépendant, Alexandre Moquet est aux manettes du cinéma de Lambersart depuis 2008, « un cinéma qui tient à un fil depuis plusieurs années » explique-t-il, puisque la salle André-Malraux n’est pas dédiée au 7e art. N’empêche, s’il a failli plusieurs fois jeter l’éponge, Alexandre Moquet préfère regarder le verre à moitié plein. Il a réussi a stabiliser un nombre de séances régulières sur la semaine et donc à fidéliser les spectateurs jusqu’à comptabiliser 20 000 entrées par an avant le Covid. 2021 aura été une année catastrophique, entre pandémie et travaux, la fréquentation s’est naturellement effondrée, mais aujourd’hui l’espoir renaît. 

Meilleure accessibilité toujours la convivialité

La salle Malraux rénovée et transformée en véritable salle de spectacle, va permettre à terme à Alexandre Moquet d’obtenir davantage de créneaux, « on espère des week-ends et les vacances scolaires ». De plus, « le public attendait un meilleur accès à la salle pour les personnes à mobilité réduite, ce que permettra l’ascenseur et un meilleur système de chauffage. » En revanche, le cinéma reste un cinéma de balcon, ce qui ne veut pas dire qu’à l’avenir le cinéma ne pourra pas utiliser toute la salle : « J’attends pour mi-février le rapport d’un architecte conseil de l’ADRC architecte de cinéma) qui donnera son point de vue sur la meilleure utilisation de la salle », confie l’exploitant. Même dans ses rêves les plus fous, Alexandre Moquet, ne désespère pas de voir un jour sortir de terre une salle entièrement dédiée au cinéma,
« Il y a eu le projet de la salle du Pré Fleuri qui n’était pas idéal puis sur un terrain jouxtant le Colysée ».  En attendant, vous pouvez toujours profiter d’une salle de cinéma de proximité où l’on se rend à pied et où tout le confort et la convivialité d’un accueil aux petits oignons vous attend. D’autant plus qu’avec le numérique, les films présentés sont sur l’écran lambersartois seulement trois semaines après leur passage dans les complexes. « Nous sommes d’ailleurs très heureux d’avoir vu revenir un public qui nous a toujours été fidèle ».  En ce début d’année 2022, les films qui devraient faire mouche sont
deux films français : “Qu’est-ce qu’on a tous fait au bon Dieu ?” et le biopic “Simone” sur Simone Veil.